« Je vous confirme que votre profil correspond à l’ADN Marie Claire !!! »
Et pourquoi j’ai dit… ouiii… mais… non merci…
Google et ses commentaires, Marie Claire, même résistance?
« Hello Estelle,
Votre profil m’a été recommandé par mes équipes de veille en interne, et j’aimerais discuter avec vous si ce projet vous intéresse. »
« Pour la rentrée, dans le cadre de notre grande édition « Spécial Suisse 2025 ».
« Nous souhaitons inclure dans la présélection du projet une référence dans le domaine du bien-être afin d’être présentée aux côtés des 5 incontournables que nous recommanderons à nos lecteurs sur la page d’accueil de marieclaire.frSeriez-vous disponible aujourd’hui ou demain pour échanger de vive voix ? »
« Au mois de septembre prochain, le site internet de marieclaire.fr, via sa rubrique « Les Adresses Incontournables » consacrera un projet partenaire intitulé : « Spécial Suisse 2025 ! » dans lequel une fine sélection d’adresses coups de cœur sera mise en lumières notamment une référence à bien-être. »
« Je vous confirme que votre profil correspond à l’ADN Marie Claire !!! »
Alexandre BOELE
Responsable de rubrique
« Les Adresses Incontournables »
par Médias France sur le site Marieclaire.fr
Cela aurait pu être intéressant, une amie dans le monde de la mode à Paris me disant que c'était un journal très lu et un autre ami entrepreneur suisse me disait pareil...qu'il fallait que je fonce et que je sorte de mon habituelle cachette. Forcément je ne connais pas ce journal, n'étant pas assez curieuse des magazines à part peut-être '' La Salamandre'' pour le côté local, '' les 4 saisons du jardin bio'' pour y piocher des idées et '' Animan'' pour les belles photos...
Mais après une nuit qui porte conseille, ma réponse sera non. Monsieur Boele semblait surpris et déçu, sans doute mon revirement loin des projecteurs allait lui demander du travail supplémentaire pour trouver un autre candidat, près à payer en temps et en argent pour profiter de la visibilité d'un journal de ce genre là. Le système automatisé continuera par la suite à m'envoyer des mails. Inutiles, coquille vide d'un système qui a perdu son sens.
J’ai finalement décliné, non par désintérêt, mais parce que j’ai senti un décalage entre ce que je propose et ce qui semblait être recherché. La discussion m’a paru davantage orientée vers un format et une visibilité prédéfinis que vers un véritable échange autour du sens de mon travail. Sans langue de bois j'ai ressenti que l'enjeu relevait d'avantage d'une logique de monétisation que d'un réel intérêt éditorial pour le contenu.
Je recherche le véritable dialogue, une démarche de fond... Mais répondre à leur nécessité économique en échange d'une visibilité fugace, même si elle resterait dans la partie numérique de leur magazine, me donnais le goût de louper ma cible. Une fois la flatterie de l'égo passé après donc une bonne nuit de sommeil, ma vigilance peut se remettre en place.
Car j’ai choisi d’avancer autrement : rester en retrait des logiques de visibilité, ne pas exister principalement à travers les écrans ou les réseaux, et privilégier un bouche-à-oreille lent, authentique et sincère. C'est un rythme et une cohérence qui me sont essentiels. Et dans notre monde actuel où tout doit aller vite, via tous les réseaux sociaux, googlisation de nos vies, mon choix me demande une vigilance et un positionnement parfois fragilisé. Car les habitudes des gens changent aussi, sans doute pris dans ce rythme et cette dispersion du scrolling. Quand je répondais à mon prof de voile que malheureusement je ne pouvais pas lui laisser de commentaires sur google, ne l'utilisant pas et n'ayant pas de compte google, je le laissais presque ahurit: '' Mais Estelle, dans le monde actuel, on ne peut pas vivre ni survivre sans google!''
Mais encore cette fois, je confirme mon choix. Et j'ai dit non à Marie Claire et me retourne vers le vrai bouche à oreille, celui qui vit sa vie loin des écrans et des réseaux sociaux. Bien sûr que ces derniers restent des outils et qu'ils peuvent être utiles: je l'ai observé via OneDoc. Or OneDoc est référencié sur Google . De faire le grand saut dans OneDoc a permis que des personnes me trouvent, et ces rencontres ont été très enrichissantes et précieuses. Et les outils je me dois d'apprendre à les utiliser. Je le ferai sans doute bientôt. Mais j'observe d'avantage de gens qui sont devenus esclaves de leurs outils. Dépendants des écrans. Je ne désire pas trop contribuer à ce monde là, si possible.