Pensez-vous réellement que vous êtes un bout de chair d'une part, et un bout de psyché d'autre part, que parfois une émotion arrivant par hasard trébuche sur l'un ou l'autre sans conséquence ? Que l'on contrôle tout avec notre volonté dans un corps machine dont on n'a qu'à changer les pièces et auquel filer des médicaments pour qu'il fonctionne comme on veut ? Je vous rappelle que Descartes a basé sa théorie sur une feinte, un phantasme, il le dit lui-même, alors que Platon déjà revenait sur ses premières conceptions du corps machine, du corps tombeau. Il serait donc utile, en 2019, de se rappeler quelques notions de bases de notre physiologie, que les 95% des activités corporelles sont non-conscientes, automatiques, gérant notre homéostasie. Bienheureux sommes-nous de ne pas devoir contrôler par la volonté les battements de notre coeur, la dilatation ou la constriction de nos vaisseaux, la sécrétion de toutes nos glandes, la production de suc gastrique, la gestion de nos hormones, et j'en passe. Pour que notre petit égo puisse croire qu'il contrôle tout, un énorme contrôle non-conscient, automatique, a la gentillesse de bien vouloir fonctionner pour notre survie. Car il est bien question de survie, gérée par notre système nerveux autonome, qui contrôle entre corps et cerveau, entre cerveau et corps, nos fonctions vitales, en réponse aux changements extérieurs autant qu'intérieurs.
Si cette petite phrase est devenue si dévalorisante, si minimisante, voire dénigrante, alors utilisons-en une autre : nous sommes des êtres profondément psycho-neuro-immunologiques. Allons saluer avec reconnaissance ce système nerveux autonome, ne serait-ce que pour redonner un titre de noblesse au terme pyschosomatique.
A suivre... en cours de rédaction.